Le Parrain – The Godfather


Le Parrain :

« La mafia s’affirme comme une incroyable métaphore de l’Amérique elle-même »

Cette citation provient du maitre Francis Ford Coppola et peut expliquer en partie le succès que le film remporta quelques mois après sa sortie, détrônant le record détenu depuis près de trente année par Autant en emporte le vent ».

Le film retrace le destin d’une des familles mafieuses italiennes les plus puissantes de New York : la famille Corleone.

D’aucun diront que l’histoire écrite par Mario Puzo est inspirée en partie par celle bien réelle de la famille Gambino. Cette pseudo réalité ne fait que rajouter à l’aspect époustouflant de ce film, qui montre ouvertement comment « la pieuvre » a corrompu jusqu’aux plus hautes instances Etatiques.

Le film est interprété par des virtuoses du 7ème art où le jeu fantastique de Marlon Brando prend une telle ampleur qu’il en devient l’archétype immuable du parrain italien. Mais aussi par un jeune Al Pacino dans toute sa splendeur et pas encore usé par les années de répétition de rôle répétitif, par un James Caan dont le se demande pourquoi il n’a pas joué plus souvent de rôle important ou encore un Robert Duval dans toute sa sobriété de sa classe…

Le film est actuellement classé 2ème des meilleurs films de tous les temps sur le site de référence IMDB. Il est aussi considéré comme le meilleur film américain de l’histoire du cinéma, selon le Top 100 de l’American Film Institute

Et dire qu’à l’origine le film a été confronté a de sérieuses difficultés est un euphémisme :
Francis Ford Coppola qui ressortait d’un échec de production cuisant ne devait pas être le réalisateur. La relation qu’il entretenait avec Paramount relevait plus de la haine que de l’amour et il reçut tout au long de la première semaine de tournage des menaces de remplacements. De plus, ce casting qui nous paraît parfait avec le recul était à l’époque un pari osé. En effet, Francis Ford Coppola a du batailler ferme pour imposer Marlon Brando à la production qui voulait voir Lawrence Olivier interprété Don Corleon. Marlon Brando du se vieillir et mettre des mouchoirs dans sa bouche pour avoir une chance au casting. De plus, il dut renoncer de prime abord à son salaire, et mettre une partie de ces futures revenues entre parenthèse en cas de dommages pendant le tournage.
Al Pacino était encore au moment du casting un acteur en devenir et les producteurs lui préféraient alors des acteurs ayant fait leur preuve telle que Robert Redford

En plus des tensions liées à la production, Coppola du négocier avec des hommes politiques et même directement avec des mafieux de renoms.
En effet, le très connu J. Edgar Hoover, directeur du F.B.I, ne voulait pas reconnaître l’existence du crime organisé en Amérique malgré l’évidence de la chose. Rich Cohen dans son livre Yiddish Connection soulève l’hypothèse que peut être « le directeur ne voulait pas voir l’existence de la mafia, admettre celle ci serait revenu à être confronté à une tache insurmontable pour l’agence nouvellement créée.»
C’est ainsi que les termes « mafia » ou « cosa nostra » ne sont pas une fois cités dans le film.

Et c’est donc, dans la douleur, qu’est née l’un des plus grands chefs d’œuvre du cinéma américain. C’est ainsi que pendant près de 3h, nous sommes transportés dans le monde parallèle de la bien réelle cosa nostras de l’Amérique d’après guerre, que nous nous promenons dans le petit village de Corleone en Sicile au son de ce vieux dialecte italien et à l’odeur du bougainvillier. Que nous suivons avec avidité le destin d’un père charismatique de trois frères et d’une soeur, qui à travers la religion, les codes d’honneurs, où l’importance de la famille ne sont pas si éloignés des valeurs de l’Américain du 20ème siècle…

The Godfather:

“The mafia asserts itself as an amazing metaphor of the real America”

This quotation comes from the master Francis Ford Coppola and can explain a part of the success that the movie gathered at the time of its release, breaking record sales established 30 years earlier by Gone with the wind.

The movie is a portrait of one of the most powerful mafia’s family of New York: The Corleone’s.

According to some people, this story written by Mario Puzo is partly inspired by the real story of the Gambino’s family. This “fake” reality emphasizes the astounding aspect of the movie. It shows how the Organized Crime corrupted even the highest state authority.

In the movie, some amazing actors played the main characters. Marlon Brando played so fantastically well that his representation of Don Corleone became the eternal standard for movie Italian godfathers, Al Pacino, young and amazing, and not yet worn out by years of playing the same role, James Caan who deserved to play more main roles in his career than he did, and finally Robert Duval, perfect.

Nowadays, the movie ranks second as the best movie ever onIMDB. The Top 100 of the American Film Institute consideres The Godfather as the best American movie of the cinema History.

Before it released the movie has been confronted to a lot of problems
First off, Francis Ford Coppola was just coming out of a big flop and he was not the first choice as director. The relation between him and Paramount was stormy and he received several warning him that he would get fired from the studio.
Secondly, while today’s Coppola’s cast might be considered a dream team; it was at the time a real gamble. Francis Ford Coppola had to impose Marlon Brando to the production that wanted Lawrence Olivier for the role of Don Corleon.
Marlon Brando had to make himself look older and put some tissues in his mouth to play the part. Once he was chosen, he had to abandon his salary during the shooting and put some of his own money as caution in case of damages.
Al Pacino was talented yet unknown and the producer would have preferred some better known star like Robert Redford.

On top of tensions with the production, Coppola had to bargain with political men or directly with Mafia. J. Edgar Hoover, director of the F.B.I, didn’t want to admit the Organized Crime’s existence in the United States despite the obvious facts.

In the book Yiddish Connection, Rich Cohen writes that “the director didn’t want to see mafia’s reality. Admitting the facts would have been an unconquerable challenge for the new agency”

Consequently, the words “Mafia” or “Cosa Nostra” are never quoted during the whole movie.

It is hence out of chaos that the Godfather was born.

One of the best movie ever.

For almost 3 hours, we follow the parallel lives of the real American Cosa Nostra, and the little village of Corleone in Sicilia, where we are surrounded by an old Italian dialect and the smell of the bougainvillea.
For almost 3h, we watch the destiny of a charismatic father, three brothers and a sister. We understand that through the honor, the religion or the importance of the family, the Corleone are not so fare from the 20th century average Joe…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

  • Ils nous soutiennent

%d blogueurs aiment cette page :