Walt Disney

Comment parler de cinéma sans évoquer l’art du dessin animé ? Et comment parler du dessin animé sans s’attarder sur l’homme qui a bercé les enfants du monde entier depuis 1930 ? Je veux bien évidemment parler du génialissime Walt Disney ! Avec un record de 26 récompenses aux Oscars du cinéma, pas moins de 29 dessins animés et le tout premier parc à thème ainsi que son concept à son actif, plus besoin de présenter l’empereur Walt Disney et ses films…ou presque…
Son histoire…
Walter Elias Disney est né à Chicago le 5 décembre 1901. D’origine irlandaise, il est le quatrième fils d’Elias Disney et Flora Call. Après une enfance assez vagabonde, il intègre à 16 ans une classe du Chicago Art Institute où il apprend les rudiments du dessin. En 1917, une seule chose l’obsède : gagner la guerre, à tel point qu’il va même falsifier son passeport avec l’aide d’un ami pour se donner un an de plus. Et ça marche ! Il est muté en France un an plus tard, juste après l’armistice comme ambulancier de la Croix-Rouge.
A son retour aux Etats Unis, il est engagé dans un petit studio, où il fait la rencontre d’un jeune animateur de son âge, Ub Iwerk avec lequel il fondera en 1920 la société « Iwerks-Disney Commercial Artists » qui malheureusement ne fera pas long feu. Deux ans plus tard, Disney lance Laugh-O-Gram, Inc. qui produit des courts métrages animés basés sur les contes de fées populaires et embauche Iwerks. Un an plus tard, la société dépose le bilan et Disney abandonne son équipe pour retrouver son frère Roy à Hollywood. Et c’est là que tout commence. Disney Brothers Studio est né dans le garage de l’oncle de Walt et Roy. En 1925, le studio prospère, et Walt épouse Lillian Bounds, une employée travaillant comme peintre intervalliste et secrétaire. En 1926, le studio est rebaptisé Walt Disney Studio.
Naissance d’une icône…
En 1928, Disney s’inspire de son premier personnage, Oswald le lapin chanceux, pour créer un personnage proche d’une souris. Ub IIwerks, son associé, retravaille le dessin pour aboutir à ce qui va devenir la souris la plus célèbre du monde. A un détail près : elle s’appelle Mortimer Mouse. Si Ub est l’auteur de l’apparence de Mortimer, c’est Disney qui lui a insufflé son caractère : Mortimer est rebaptisé Mickey par Lillian Disney, sa femme, et Walt, essuyant l’échec du premier court métrage de Mickey Mouse (Plane Crazy, film muet), vend sa propre voiture pour financer Steamboat Willie, le premier dessin animé mettant en scène la petite souris avec son synchronisé. Le 18 novembre 1928, le film est présenté au public à New York, et remporte un succès phénoménal. Cette date marque la naissance de Mickey Mouse, mais aussi de sa copine Minnie et de Pat Hibulaire. Walt Disney déposera plusieurs marques pour Mickey Mouse et sera la voix anglaise de la souris jusqu’en 1947 !
Les dessins animés Disney : de Blanche Neige et les 7 Nains à la Princesse et la Grenouille.
Les dessins animés Disney ont bercé les enfants du monde entier jusqu’à aujourd’hui. Quand on pense dessin animé, on pense Disney. Et pourtant, ça aurait très bien pu ne jamais arriver. Lorsque Walt Disney a eu l’idée en 1937 de faire son premier long métrage, Blanche Neige et les Sept Nains, en Technicolor et avec une caméra Multiplan, tout le monde l’a cru trop ambitieux et a essayé de l’en dissuader. Ce qu’on appelait à l’époque « la folie de Disney » a été une prouesse technique et a coûté un million et demi de dollars. Mais il a remporté un succès phénoménal et il est encore aujourd’hui le plus grand classique Disney de tous les temps. Ses chansons sont devenues de véritables tubes ! – Qui n’a jamais chanté « Un jour mon prince viendra », ou sifflé l’air de « Eh oh, eh oh, on rentre du boulot » ? – Il a aussi ouvert la voie à tous les autres chefs d’œuvres de Walt Disney, de Pinocchio (1940) à Tarzan (1999), en passant par Merlin l’Enchanteur (1963), Le Livre de la Jungle (1967), Aladin (1992), le Roi Lion (1994) ou Mulan (1998). Tous ces dessins animés sont aujourd’hui inscrits dans l’imaginaire collectif. La preuve ? Je suis sûre que vous avez tous au moins une fois chanté « Il en faut peu pour être heureux », « Hakuna Matata », « L’amour brille sous les étoiles » ou « Ce rêve bleu » ! Et n’importe qui peux fredonner l’air de la « Bonne Etoile » de Pinocchio, c’est celui qu’on entend au tout début de chaque film Disney avec le fameux château. Une autre preuve ? Est-ce que vous pouvez me raconter la véritable histoire d’Aladin ? De la Belle et la Bête ? De Pinocchio ? La légende d’Hercules ? Les contes de fée façon Walt Disney sont très souvent encore plus connus que leurs originaux !
Mais il n’y a pas que les chansons qu’on peut retenir des dessins animés Walt Disney. Ils nous apprennent pas mal de choses sur l’évolution des canons de la beauté, de la façon de voir les méchants, de l’humour et de la symbolique. Pour les canons de la beauté, on part d’un idéal féminin très « années 40 » avec la beauté figée, la pureté et l’élégance de Blanche Neige ou de la Fée Bleue de Pinocchio où les dessins sont très « réalistes », vers une beauté moins conventionnelle, plus sensuelle, un charme qui vient plus de la personnalité que du physique, comme celui de Mulan, de Yasmine dans Aladdin, de Jane dans Tarzan ou de Megara dans Hercules (1997), et où les dessins sont plus caricaturaux, tout cela en passant par l’étape « Belle », qui combine un peu des deux. Et ce qui est vrai pour les personnages féminins sont aussi vrais pour les personnages masculins : On passe du prince charmant de la Belle au Bois dormant à Hercules ou bien le prince Naveen dans la Princesse et la Grenouille (2010). Je vais pas étendre mon analyse aux personnages animaliers, ça serait un peu bizarre. L’évolution des méchants est corrélée avec celle de l’humour : On passe de personnages assez traumatisants comme la Reine/Sorcière de Blanche Neige, le Stromboli de Pinocchio ou Ursula de la Petite Sirène au duo Jafar/Yago et au ridicule de Hadès dans Hercules. Parallèlement, on trouve de plus en plus de personnages humoristiques au fil des années, comme Eurêka dans la Petite Sirène (1989), le Génie, Timon et Pumba, ou Mushu dans Mulan.
La charge symbolique des dessins animés Disney tend aussi à s’effacer, certainement au profit de l’humour général du film. Les premiers longs métrages, datant des années 1940, sont beaucoup plus sombres et lourds de sens que les suivants. Certainement parce qu’ils sont des adaptations de contes populaires, mais ce n’est pas la seule raison. Le contexte historique a aussi sa part d’influence : le personnage de Stromboli a été perçu par les spectateurs comme une caricature à la fois du gitan et du juif, et la Reine de Cœur d’Alice au Pays des Merveilles comme un personnage très stalinien, ce qui a valu de vives critiques auprès de Walt Disney, qui a été accusé d’antisémitisme et d’anticommunisme. La révolution qu’était à l’époque le dessin animé a également certainement poussé les animateurs à exploiter ce média pour faire passer des messages aux enfants. Un court métrage, par exemple a été créé, racontant l’histoire d’une petite huitre ouverte de force par un pêcheur qui lui vole ensuite sa perle. Pas besoin d’en expliciter la symbolique. Le court métrage, dont le sujet a été jugé trop grave, a vite cessé d’être diffusé.
La fin des dessins animés traditionnels ?
Depuis les années 2000, les dessins animés traditionnels tombent dans l’ombre des films d’animation signés Pixar ou Dreamworks. Même si les films d’animation Pixar restent des Walt Disney – et sont des vraies perles ! – on perd quand même ce côté nostalgique et féérique qui est propre aux dessins animés traditionnels. En 2004, la Walt Disney Company annonce la production de son dernier film long métrage en animation traditionnelle : La Ferme se Rebelle. Heureusement en 2010, suite au rachat de Pixar par Disney, John Lasseter promu directeur de l’animation a décidé de renouer avec l’animation traditionnelle : La Princesse et la Grenouille, sorti dans l’année, en témoigne. L’avenir nous dira s’il s’agit réellement d’une renaissance des dessins animés traditionnels, ou simplement d’un sursis avant leur mort définitive.
L’héritage de Walt Disney…
Disney est mort en décembre 1966 d’un cancer du poumon, laissant derrière lui un véritable empire. Aujourd’hui, les studios d’animation et production ainsi que les parcs à thèmes de Walt Disney se sont développés en une société multinationale, multimilliardaire, de télévision, cinéma, destination de vacances et autres médias qui portent son nom. La Walt Disney Company possède aujourd’hui entre autres, quatre complexes de vacances, onze parcs à thèmes, trente-deux hôtels, huit studios de cinéma, six labels de disques, onze réseaux de télévision par câble et un réseau de télévision terrestre. On compte aujourd’hui près de 140 dessins animés Disney, et heureusement ce nombre ne fera que s’accroitre. Walt Disney est devenu l’emblème même du dessin animé. Il était un artiste, un innovateur, un véritable génie qui mérite sa place au Panthéon des plus grands du Cinéma.

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Comments
2 Responses to “Walt Disney”
  1. Lou dit :

    Ce texte est très bien expliqué et apprend plein de choses… Félicitations à celui/celle qui l’a écrit ! ^^’

  2. vincent21 dit :

    Merci pour ce résumé sur la vie de Walt Disney !

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