American beauty

Genre : Comédie américaine dramatique (1999)
Réalisation : Sam Mendes
Scénario : Alan Ball, Photographie : Conrad L. Hall
Durée : 122 minutes
Distribution : Kevin Spacey, Anette Bening, Thora Birch, Wes Bentley, Mena Suvari…
Synopsis
En apparence, Lester et Carolyn Burnham (joués par Kevin Spacey et Anette Bening) forment un ménage ordinaire heureux avec leur ravissante fille Jane (Thora Birch). Ils ont une belle maison, un beau jardin, deux très belles voitures dans la belle banlieue de Chicago. Mais ce n’est qu’une apparence. Regardez de plus près. Carolyn vit dans la superficialité pour oublier la morosité de sa vie et de son métier (agent immobilier), Jane est mal dans sa peau et ne parle plus à ses parents. Quant à Lester, notre héros, il a un job pourri, une vie sans saveur et ennuyeuse ; D’une certaine façon, il est déjà mort.
Car Lester va mourir (et c’est lui-même qui nous l’apprend au début de l’histoire.) ; A travers ce film qui relate ainsi la dernière année de sa vie, notre héros commente alors sa libération d’une « prison » qu’il s’est construite pendant plus de vingt ans. Le déclencheur de cette crise de la quarantaine est une majorette, une Lolita : Angela Hayes (Mena Suvari), meilleure amie de sa fille, qui nourrit les fantasmes de notre héros et lui permet de retrouver une certaine fraîcheur oubliée de ses jeunes années.
« An ordinary man with nothing to lose »
Durant tout le film, on assiste alors à une sorte d’éclosion : Lester sort de sa coquille.
Il fait chanter son patron, quitte ainsi son travail avec de confortables indemnités, s’attache désormais à retrouver un corps musclé, -passant ses journées à faire du sport- et se remet à fumer de l’herbe. Son fournisseur est d’ailleurs son nouveau voisin, le jeune Ricky Fitts (Wes Bentley), malgré les menaces de son père violent et homophobe. Ce garçon solitaire et mystérieux est d’ailleurs particulièrement attiré par Jane.
« Fuck me your majesty !». Désespérée par les brusques changements de son mari qui n’en reste pas moins à ses yeux qu’un ‘loser’, Carolyn se fascine elle pour un agent immobilier prospère du coin et tombe d’ailleurs rapidement dans son lit.
« This all world behind things… »
Ainsi, alors que le couple de ses parents se désagrège, Jane, au début effrayée par Ricky (qui la filme à son insu), commence à trouver attirant ce jeune homme si marginal.
Un film déjà culte…

Récompensé par 5 oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur pour Kevin Spacey, meilleur scénario, meilleure photographie), ce film est une pure merveille…
Tant sur le fond pour la critique drôle et féroce du mode de vie américain et les questions existentialistes des personnages, que sur la forme avec une atmosphère (images et sons, -sublime B.O) en parfaite adéquation avec la tension du film : entre liberté, volupté des fantasmes libérateurs et enfermement, étouffement d’une vie terne renforcée par les plans serrés dans le film.
Pour son premier film, Sam Mendes a ainsi fait preuve d’une redoutable efficacité en donnant une vision amère d’une famille en apparence aisée et rangée, où tout vole de travers. Beaucoup y ont vu la face cachée de l’American Dream, (derrière la beauté apparente des roses cultivées par Carolyn qui portent le doux nom d’American Dream, se cachent ainsi de redoutables épines…). Tous les personnages tentent ainsi d’oublier leur mal-être en cultivant leurs atouts, et seul Lester prend alors conscience de la platitude et de l’absence de sens de sa vie. Sa femme l’ennuie, sa fille le déteste, son job est pourri…
Cependant, le film dépasse la simple critique du rêve américain en cela qu’il raconte aussi l’histoire d’un réveil, celui de Lester. Et c’est en cela que le film acquiert toute sa puissance évocatrice, son intimisme. A mesure que notre héros prend confiance en lui, s’impose à sa femme, se redresse et s’épanouit, le film s’aère, les plans s’élargissent : Lester se libère de sa « stupide petite vie » et nous fait vivre cette libération. Entre le monde réel et celui de ses fantasmes, il trouve une sorte d’épanouissement salvateur et jouissif, dont on ne peut que profiter !
Il faut également préciser que le film est esthétiquement de toute beauté, aucun élément n’est laissé au hasard, et chaque image, travaillée minutieusement, est une véritable œuvre d’art ! L’ambiance du film, inimitable, envoutante, parfois presque poétique (scène des tourbillons du sac plastique, ma préférée..) doit beaucoup à la qualité des images, ainsi qu’à la B.O (de Thomas Newman).
Bien évidemment, on ne peut parler de ce film sans parler de l’interprétation de Kevin Spacey qui nous offre ici un rôle de composition unique. A noter, sa voix en off qui ouvre et ferme le film, apaisante et touchante, d’où l’ambiance intimiste de l’histoire. Son interprétation complète ainsi celles des autres acteurs, tout aussi justes.

American Beauty est donc un film à voir absolument au moins une fois : l’ambiance peut d’abord vous paraître particulière, mais quand elle vous prend, elle ne vous lâche plus ! …Quand Steven Spielberg a vu le film il a déclaré à Sam Mendes : « Sam, you’ve just made a classic movie ». Rien à redire !

American Comedy Drama (1999)
Directed by Sam Mendes
Screenplay: Alan Ball, Photography: Conrad L. Hall
122 minutes
Cast: Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch, Wes Bentley, Mena Suvari …

Synopsis

Apparently, Lester and Carolyn Burnham (played by Kevin Spacey and Annette Bening) form a happy ordinary household with their lovely daughter Jane (Thora Birch). They have a nice house, a beautiful garden, two very nice cars in the beautiful suburb of Chicago. But this is only an appearance. Look closer. Carolyn lives in superficiality to forget the gloom of her life and her job (Realtor), Jane feels bad about herself and no longer speaks to her parents. As for Lester, our hero, his job sucks, his life is tasteless and boring; Somehow, he is already dead.
Because Lester is going to die, a fact that he, himself, tells us at the beginning of the story. Thus, through this film, which recounts the final year of his life, our hero tells us about his release of a « prison » he has built over twenty years. The trigger for this midlife crisis is a cheerleader, a Lolita: Angela Hayes (Mena Suvari), her daughter’s best friend, who feeds the fantasies of our hero and allows him to regain some of his early years’ freshness.
« An ordinary man with nothing to lose »
Throughout the film, we witness a kind of outbreak: Lester breaks out of his shell.
He blackmails his boss and so leaves his work with comfortable benefits, he is now working to have a muscular body again, spending his days playing sports, and he starts smoking weed. Besides, his supplier is his new neighbor, the young Ricky Fitts (Wes Bentley), despite the threats of his abusive and homophobic father. This lonely and mysterious boy is also particularly attracted to Jane.
« Fuck me your majesty! ». Faced with sudden changes of her husband who is nevertheless in her eyes a ‘loser’, Carolyn gets fascinated by a successful realtor in her area, with whom she will quickly sleep.
« This all world behind Things … »
Thus, while her parents are breaking up, Jane, at first scared by Ricky (who filmed her without her knowing it), is beginning to find attractive so a young and marginal.
An already cult movie …

Awarded 5 Oscars (best film, best director, best actor for Kevin Spacey, best screenplay, best photography), this film is a pure marvel …
Both in substance for the funny and fierce critic of the American way of life and existential questions of the characters, and in the form, with an atmosphere (images and sounds -beautiful BO) in perfect harmony with the film tension: between freedom, voluptuousness of the liberator fantasies and confinement, suffocation of a dull life reinforced by the close ups in the film.

For his first film, Sam Mendes has shown an extreme effectiveness by giving a bitter vision of a family in appearance row and well off where everything is flying sideways. In this movie, many saw the hidden side of the American Dream, (behind the apparent beauty of the roses grown by Carolyn, bearing the sweet name of American Dream, formidable thorns are hidden…). Thus, all characters try to forget their unhappiness by cultivating their strengths, only Lester becomes aware of the dullness and lack of meaning of his life. His wife bores him, his daughter hates him, his job sucks …
However, the film goes beyond the mere criticism of the American dream, it also tells the story of an awakening, that of Lester. And this is where the movie takes on all its evocative power, its intimacy. As our hero gets confident, dares to answer back his wife, stands up and blossoms, the film aerates, plans widen: Lester frees himself from his « stupid little life » and makes this release ours. Between the real world and the one of his fantasies, he finds a kind of redemptive fulfillment and enjoyment from which we can only benefit!
Note also that the film is aesthetically beautiful, nothing is left to chance, and each image -carefully worked – is a true work of art! The atmosphere of the film, inimitable, bewitching, sometimes almost poetic (the scene of swirls of a plastic bag, my favorite…) owes much from the quality of images, and to the BO (Thomas Newman).
Obviously, we cannot talk about this film without talking about the interpretation of Kevin Spacey who offers us a unique role of composition. Let’s notice his voice off that opens and closes the movie, soothing and touching, where the intimate atmosphere comes from. His interpretation also completes those of the others actors, which equally sound right.

American Beauty is a must-see movie, at least once: the atmosphere may initially strike you as peculiar, but when it catches you, it does not let you go! … When Steven Spielberg saw the film he said to Sam Mendes: « Sam, you’ve just made a classic movie. » Nothing to add!

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