Black Swan


Film américain de Darren Aronofsky, avec Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel, Winona Ryder…
Durée : 01h43min
Synopsis :
Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu chorégraphe français Thomas Leroy. Mais si sa fragilité, son obsession du contrôle et de la perfection font d’elle le cygne blanc, Nina doit montrer qu’elle peut aussi incarner le cygne noir, sensuel, séducteur, manipulateur. Alors que Thomas lui confie le rôle en l’obligeant à lâcher prise, à accepter la part d’impudeur et de spontanéité du cygne noir, Nina se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue du Ballet, Lily.
Cette épreuve de conciliation des extrêmes mènera Nina tout au fond d’elle-même, à portée de main de la folie…


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Critique :
Irréel. Angoissant. Choquant. Excitant. Fascinant. Voilà bien peu de mots pour décrire ce film puissant, qui paraît inclassable.
Alors qu’elle est au début le symbole de la fragilité, de la pudeur, au fil des répétitions, Nina doit se transformer pour devenir le cygne noir. Mais cette transformation est d’autant plus difficile qu’elle prend la forme d’une initiation, notamment sexuelle : sortir de l’enfance et du cadre étouffant que lui a jusqu’ici imposé une mère omniprésente. On adhère à son combat mais on en a peur tant la tension inquiétante de ce double malveillant est palpable dès le début, notamment à travers le charme venimeux de Lily. La métamorphose physique et psychique de Nina est aussi effrayante qu’elle est sublime, aussi libératrice que destructrice. Entre réalité et fantasme, Nina se révèle en s’enfonçant dans le dédoublement de personnalité.
Le réalisateur de Requiem for a Dream met encore une fois en place ici une ambiance cauchemardesque bien maîtrisée, aidée d’une musique viscérale et magique. Résultat : on s’assimile au combat pour la survie d’une Nathalie Portman qui consume son corps et son âme par amour de l’art. Une prestation à saluer de l’actrice dont l’incarnation du black swan est aussi saisissante de justesse qu’intimidante. Le Golden Globe reçu est plus que mérité et l’Oscar devrait suivre.
On regrettera seulement quelques scènes de démence trop tape-à-l’œil, qui ont eu tendance à décrédibiliser le personnage.
Bref, autant dire qu’on est plus que troublé en ressortant : on hésite entre malaise et envoûtement. Ou comment la volonté de se surpasser peut mener à la folie, surtout dans l’univers sans pitié et éphémère des ballets. Cela fait froid dans le dos.
Black Swan est clairement un électrochoc sensoriel et émotionnel. A voir absolument !
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Note : 9/10
Lise.
Black Swan

American movie directed by Darren Aronofsky, with Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel, Winona Ryder, 1h43min.
Synopsis :
Rivalries in the company of the New York City Ballet. Nina is desperate to get the main role in the Swan Lake run by the ambiguous French choreographer Thomas Leroy. But if her fragility, her obsession with control and perfection make her the white swan, Nina must show that she can also embody the black swan, sensual, seductive and manipulative. While Thomas offered her the role, forcing her to let go, to accept the part of spontaneity of the black swan, Nina soon finds herself facing the beautiful and sensual new recruit Ballet, Lily.
This test of balance of extremes lead Nina deep within herself, within reach of madness …
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Critic :
Unreal. Scary. Shocking. Exciting. Fascinating. Those are few words to describe this powerful film, which seems unclassifiable.
While she is, at the beginning, the symbol of fragility and modesty, Nina must transform herself throughout the rehearsals to become the black swan. But this transformation is all the more difficult as it takes the form of an initiation, particularly sexual: the end of childhood and the stifling framework that has so far been imposed to her by an omnipresent mother. We adhere to her fight but we are afraid because of the worrying tension of this evil double that is palpable right from the beginning, especially through the venomous charm of Lily. Nina’s physical and mental metamorphosis is as frightening as it is sublime, as liberating as destructive. Between reality and fantasy, Nina finally shines by sinking into personality split.
The director of Requiem for a Dream is here once again setting up a nightmarish atmosphere under control, aided by a visceral and magical music. As a result: We akin to the struggle for survival of a Natalie Portman who consumes her body and her soul out of love for art. A great interpretation of the actress whose incarnation of the black swan is as striking as intimidating. The Golden Globe she received is more than deserved and the Oscar should follow.
We only regret a few scenes of too flashy dementia, which tended to discredit the character.
In short, you are more than upset once outside: you hesitate between uneasiness and bewitchment. Or how a desire to excel can lead to insanity, especially in the ruthless and ephemeral world of ballet. This is chilling.
Black Swan is clearly a sensory and emotional shock. Don’t miss it !
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Mark : 9/10
Lise.

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