Il suffira d’un cygne …

Les lumières s’allument, l’écran du générique commence… Ou alors c’était l’inverse je ne me rappelle pas. La seule chose dont je me souviens était mon état. J’avais besoin de respirer, de me mettre de l’eau sur la tête. J’avais pris une claque.
Au bout d’un certain temps j’ai regardé autours de moi. Oui il y avait des gens tout autour, oui j’étais bien dans une salle de cinéma… Mais ce n’était pas l’ambiance d’une salle de cinéma. Très peu de gens parlaient, ou alors c’était pour évacuer… Le public, lui aussi, avait pris une claque.
Le cinéma a ceci de magique que le public, sans se connaître vit les choses ensemble. Que parfois, sans s’y attendre, l’individu vit une expérience formidable et marquante. Cette expérience je l’ai vécu pendant Black Swan.
Ce film m’a pris aux tripes dès le début puis, jusqu’à la fin, ne m’a pas lâché. J’ai vécu un grand huit filmique, un orgasme culturel, j’ai effleuré des sensations que j’osais à peine imaginer dans une salle de cinéma. Jamais autant de sentiments contradictoires ne m’avaient assaillis pendant un film.
Black Swan c’est un film d’amour, de folie, de sexe, d’horreur c’est tout en même temps et rien à la fois. Ce film est malsain et magnifique, vivant et mort, classique et gothique, noir et blanc.
Même au comble de l’horreur, Aronofsky arrive à emmener le public encore plus en bas… dans les catacombes de la folie. On espère souffler, mais on ne peut pas, on se prépare psychologiquement à ne pas sursauter mais c’est plus fort que nous, physiquement, on sursaute.
Black Swan, je l’ai vu samedi, j’y suis retourné dimanche avec autant de plaisir et d’appréhension. Les deux fois j’ai tremblé d’émotion. Si j’écris ces quelques lignes c’est que ce film rentre dans les meilleurs que j’ai eu l’honneur de voir au cinéma, que la prestation de Nathalie Portman est une des plus magistrale, parfaite, virile et innocente qu’une actrice ait pu offrir au cinéma.
C’est simple, j’ai vu LE DISCOUR D’UN ROI, une semaine avant. Je m’étais dit en sortant « très bon film, j’espère qu’il va rafler tous les oscars ». Avec le recul, et après BLACK SWAN, je me sens honteux d’avoir pu penser ca ne serait ce qu’une seconde. Mon âme pêcheuse de simple mortel a péché. J’ai trompé Black Swan, un chef d’œuvre du cinéma, une œuvre d’hommes au dessus des hommes et transcendée par une musique frôlant la perfection.
Si Black Swan ne remporte pas l’oscar du meilleur film, alors je prie D… pour notre rédemption.
« Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand sur toi, s’abattra la vengeance du tout puissant ! » Jules : PULP FICTION

Note : 11/10
Marlone

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