127 heures

Drame américain de Danny Boyle avec James Franco, durée : 1h34
Synopsis :
Aron Ralston, du haut de ses vingt-sept ans, décide d’affronter une fois de plus le Blue John Canyon, dans l’Utah. Habitué à ce genre d’excursion à sensations fortes, empli d’une confiance infaillible, il ne prévient personne. De toute façon il fait ça souvent, il ne voit pas pourquoi il faudrait s’inquiéter… C’est seulement lorsque son bras se retrouve coincé sous une énorme pierre qu’Aron comprend qu’il a commis une grave erreur. Et qu’il risque de passer un bon moment à essayer de se dégager.


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Critique :
A l’attention de tous ceux qui espèrent un film à suspense, passez votre chemin. Evidemment, tout le monde ou presque connaît la fin : comme 127 heures reproduit assez fidèlement ce qui est véritablement arrivé à Aron Ralston et que celui-ci a rapporté son histoire dans un livre, il va de soi que le héros survit. Et comme le titre l’indique, il s’en tire au bout de cent vingt-sept heures (oui, c’est encore plus impressionnant écrit en toutes lettres). Mais dans quel état ! Non, bien entendu Danny Boyle (Trainspotting, 28 jours plus tard, Slumdog Millionnaire) n’a pas souhaité réaliser un film où tout reposerait sur la chute, car comme le disait Stevenson « l’important ce n’est pas la destination mais le voyage ». Et en ce qui concerne le voyage, on est servi : quelques paysages magnifiques, une musique de belle facture, et une mésaventure plus intrigante que d’aucuns voudraient le croire.
James Franco, quasiment méconnaissable, nous livre probablement la meilleure prestation qu’il ait jamais faite ; il interprète magistralement un Aron dont le sourire Colgate et l’indéfectible assurance finissent par céder la place à une panique hallucinatoire, puis à un instinct de survie presque bestial. C’est une transformation d’un réalisme poignant, dont le point de basculement est le surprenant dédoublement de personnalité dont fait preuve le héros devant la petite caméra qu’il a embarquée pour le voyage.
Le seul bémol que je trouve à ce film est l’excès de théâtralité dans lequel sombrent les hallucinations d’Aron : ça devient fouillis, et ça donne un ton trop décalé par rapport au reste. Je suppose que sans ça le film aurait été un peu court, mais c’était une solution de facilité qui ne m’a définitivement pas plu. Au demeurant, 127 heures n’en demeure pas moins un grand film, et Danny Boyle peut être fier de son dernier bébé !
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Note : 7,5/10
Thibaut
127 hours

American drama by Danny Boyle with James Franco, running time: 94 min
Synopsis:
A 27-year-old man named Aron Ralston decides to challenge one more time Blue John Canyon in Utah. Because he is comfortable with this kind of excursion, and because of this too big self-confidence, he does not warn anyone. Anyway he does this very usually, so he does not see why he would worry… He only understands that he has done a huge mistake when his arm is jammed by an enormous rock. And he also understands that he will spend a lot of time to get out of this.
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Critic:
For the attention of all those who hope for a suspense film, go your way. Indeed, everybody or almost knows the end: as 127 hours reproduces rather faithfully what really happened to Aron Ralston and as he himself reported his story in a book, it is obvious that the hero survives. And as the title indicates it, he gets out of it after one hundred and twenty seven hours (yes, it is even more impressive in full). But in what a state! No, naturally Danny Boyle (Trainspotting, 28 days later, Slumdog Millionnaire) did not wish to realize a movie where everything would rely on the fall, because as Stevenson said  » the important is not the destination but the journey « . And as regards the journey, we are served: some magnificent landscapes, a well-made music, and a misadventure more intriguing than some people would like to believe.
James Franco, almost unrecognizable, delivers us probably the best performance he ever made; he interprets masterfully Aron, whose Colgate smile and indestructible insurance unfortunately give up the place to a hallucinatory panic, then to an almost bestial instinct of survival. It is an actually realistic transformation, which point of fall is the surprising halving of personality that the hero shows in front of the small camera that he embarked for the journey.
The only drawback I find in this movie is the excess of theatricality into which Aron’s hallucinations sink : that becomes mess, and that gives a too much moved tone with regard to the rest. I suppose that without this, the movie would have been a little bit short, but it was the solution of ease that did not definitively please me. However, 127 hours is still a big movie, and Danny Boyle can be proud of his last baby!
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Mark : 7,5/10
Thibaut

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