Animal Kingdom

[critique initialement prévue pour « En ce moment au ciné » mais classée dans l’Humeur de Mike car publiée un peu trop tard…]


Durée : 01h52
Drame australien réalisé par David Michôd
Avec Guy Pearce, James Frecheville, Jacki Weaver, Ben Mendelson, Joel Edgerton.

Synopsis

Une rue anonyme dans la banlieue de Melbourne. Une famille de criminels : les Cody.
Joshua, un neveu éloigné, débarque après l’overdose de sa mère. Pour la police, c’est un nouveau moyen d’infiltration. Pour le ‘gamin’ de 17 ans, c’est l’apprentissage de la survie au sein d’un gang familial au bord de la rupture. Un inspecteur de police pense pouvoir le sortir de là. Il ne reste plus à Joshua qu’à choisir son camp…

Critique

Inspiré d’une histoire vraie, Animal Kingdom porte un regard troublant et intime sur l’effondrement d’une famille de gangsters dans le Melbourne des années 80.
Profond, intense, sombre et fascinant.
Entre gangstérisme des quartiers miséreux et crime vraiment organisé: les Cody ressemblent plus à des parvenus sans éducation. On est ici loin de l’élégance des Corleone de Coppola.
Très sobrement, sans aucune glorification, David Michöd s’attache à traiter avec un réalisme déroutant la violence assimilée à la loi du plus fort, une violence d’autant plus effrayante quand elle s’attaque aux liens du sang. C’est aussi la problématique du déterminisme qui est ici en jeu : Peut-on échapper à la fatalité des liens familiaux? Joshua PEUT-il sortir indemne de ce cercle oppressant ?
La force du film est de nous inviter dans un monde noir mais en évitant les points de vue manichéens. Les scènes d’action sont finalement plutôt rares mais tant mieux car le film se concentre du coup sur l’observation et l’analyse profondes des personnages… Comme la fascinante Grandma Smurf (Jacki Weaver) : la matriarche du gang, manipulatrice, couguar, diabolique, maintenant les apparences d’une femme tranquille, veillant sur sa portée comme personne. Sûrement le prédateur du gang le plus dangereux.
A souligner aussi, une B.O de Antony Partos en parfaite harmonie avec l’ambiance sombre, angoissante et en même temps attentive dans lequel nous plonge ce film.

Pour certains c’est le nouveau chef-d’œuvre… Ce qui est sûr c’est que David Michöd nous présente ici, pour un premier long-métrage, une œuvre riche, parfaitement maîtrisée techniquement et dans laquelle on s’approprie toute la difficulté et la complexité d’exercer son libre arbitre en tant qu’être social qui s’inscrit forcément dans un certain milieu dont sa survie dépend.

Note : 8.5/10
Lise
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Synopsis

An anonymous street in the suburbs of Melbourne. A family of criminals: the Codys.
Joshua, a distant nephew, arrives after his mother’s overdose. For the police, it’s a new way of infiltration. For the 17-year-old ‘kid’, it’s learning how to survive in a family gang on the verge of collapse. A detective thinks he can get him out of it. It remains to Joshua to choose his camp …

Review

Inspired by a true story, Animal Kingdom gives a disturbing and intimate look into the collapse of a family of gangsters in the Melbourne of the 80’s.
Deep, intense, dark and fascinating.
Between gangsterism and the organized crime: the Codys have no education and we are here far from the elegance of the Corleones in Coppola’s movies.
Very soberly, without glorification, David Michod attempts to deal with the violence of the fittest, -with an impressive realism-, a violence all the more frightening when it attacks the blood ties. At stake here, there is also the issue of determinism: can we escape the fate of family ties? Can Joshua come out unscathed from this oppressive circle?
The strength of the film is to invite us into a dark world but without the manichean views. The action scenes are rather rare but it is a good thing because then the movie focuses on the observation and the deep analysis of the characters… As the fascinating Grandma Smurf (Jacki Weaver): the matriarch of the gang, manipulative, cougar, diabolical, maintaining the appearances of a quiet woman, watching over her boys as no one. Surely the most dangerous predator of the gang.
To note, a soundtrack by Antony Partos in perfect harmony with the dark, scary and at the same time awaiting mood where this film takes us.

For some it is the new masterpiece… What is certain is that David Michod here delivers us, for a first movie, a complete work, perfectly controlled technically and in which we appropriate the whole difficulty and complexity to exercise a free will as a social being who inevitably falls in a certain environment in which its survival depends.

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