Harry Potter et les Reliques de la mort – Partie 2

Dix ans après avoir découvert l’histoire fabuleuse d’Harry Potter au cinéma, le dernier volet de la saga est arrivée, au grand dam de ses fans. A moins de vouloir être anticonformiste, vous n’avez pas pu manquer ces films qui ont marqué une génération (les livres à la rigueur)… Vous aurez donc remarqué au fil des films l’ambiance devenir plus noire, moins enfantine. Un bon bout de chemin a été parcouru depuis le placard de la cage à escaliers du Numéro 4, Private Drive. Harry Potter n’est plus un garçon charmant avec un regard hyper-alerte et le sourire facile, il est devenu un jeune homme inébranlable qui veut tuer.

Ainsi, la deuxième partie d’Harry Potter and The Deathly Hallow continue sur la lancée de la première partie, à savoir une quête désespérée sur fond d’apocalypse de ces 7 horcruxes : 7 morceaux d’âme de Voldemort dispersés dans 7 objets à travers le monde de la magie. Dans la première partie, Harry Potter, Ron et Hermione avaient réussi à en détruire trois. Pour tuer Voldemort, nos amis sorciers auront à détruire les quatre dernières reliques de la mort. Le grand magicien Albus Dumbledore est mort. Severus Rogue, le plus gothique des sorciers et le sous-fifre de Voldemort – représenté avec une sévérité inflexible par Alan Rickman – est directeur de l’école des sorciers de Poudlard. Et pour couronner le tour, Voldemort possède désormais la baguette de Dumbledore, la plus puissante du monde des sorciers selon la légende.

Ce dernier film rentre tout de suite dans le vif du sujet : une infiltration digne de Mission Impossible dans la banque des Gobelins Gringott’s, au cours de laquelle Hermione prend l’apparence de Bellatrix Lestrange (Helen Bonham Carter) pour récupérer l’horcruxe qui se trouve dans le coffre de la subordonnée de Voldemort. Suite à leur échappée miraculeuse à dos de dragon, Harry, Hermione et Ron font progressivement leur retour vers Poudlard, où se trouvent les derniers fragments de l’âme de Voldemort. Sans trop en dévoiler, un de ces derniers présente à Harry (et tous ceux qui l’aiment) un dilemme digne de la littérature héroïque.

« L’affrontement final est arrivé » annonce l’affiche de promotion de ce dernier film ; enfin ! Parce qu’on était un peu resté sur notre faim suite au dernier film sorti à l’automne 2010. Du moins, il avait eu un mérite : l’impression d’un monde en train de basculer vers l’Apocalypse avait acquis un nouveau poids et un certain sentiment d’immédiateté à l’écran. Cependant, les derniers films avaient tendance à s’éparpiller. Heureusement, ce dernier film est beaucoup plus focalisé : ce dernier film se concentre principalement sur Harry Potter – et Daniel Radcliffe répond présent – et son affrontement face à Voldemort. Ron et Hermione ont peu à faire, et les personnages secondaires habituels de la saga ne font chacun qu’une petite apparence. L’image est devenue grise et noire, très belle dans son aspect ténébreux.
C’est dans ce dernier volet que l’on se rend compte à quel point les racines de cette histoire sont britanniques ; alors que Poudlard souffre des coups de blitzkrieg des forces de Voldemort, comment ne pas y voir une référence directe au sort qu’a connu Londres lors de la Seconde Guerre Mondiale sous les bombes nazies ? Voldemort représente un être véritablement maniaque et malveillant. Des amis chers gisent dans les décombres. D’autres personnages sont amenés à montrer de quoi ils sont capables. C’est peut-être pour ces raisons que l’épilogue du film paraît un peu conventionnel.

Que dire de la 3D ? On s’était habitué aux effets spéciaux des 7 premiers films en 2D, assez spectaculaires pour le début des années 2000. Le passage à la 3D était un pari. Bien sur, Avatar a créé le premier chef-d’œuvre de la 3D, mais beaucoup de films qui ont suivi ont tenté de l’utiliser pour masquer un scénario médiocre voire nul (qui a parlé de « The Last Airbender » ?). Alors le verdict ? Rassurez-vous, Harry Potter n°8 parvient à allier un scénario bien ficelé à un usage judicieux de la 3D, qui ne diminue en rien le poids émotionnel de l’histoire. Néanmoins, la 3D reste toujours accompagnée de deux aléas : l’écran est plus petit et l’image est plus sombre. Les meilleures scènes de 3D dans le film correspondent aux scènes « aériennes » : un train qui descend dans un gouffre par là, un dragon qui vole par ci, des vues majestueuses de Poudlard…

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=psCe4kBfBbE%5D

Note : 8,5/10

Romain

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