Hesher

Drame américain de Spencer Susser (2011), avec Joseph Gordon-Levitt, Natalie Portman, Devin Brochu et Rainn Wilson, durée 1h45.
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Le film tourne autour de T.J. (Devin Brochu), un garçon d’une dizaine d’années qui a du mal à accepter la mort de sa mère, deux mois auparavant. Alors que son père (Rainn Wilson) ne sort pas du canapé, T.J. parcourt la ville sur la selle de son vélo, arrivant à peine à contenir sa colère. Il se fait un ennemi d’un adolescent travaillant dans un parc de vente automobile, qui va aussi à la même école. Il encaisse les coups. Il rencontre également un hurluberlu, Hesher (Joseph Gordon-Levitt), après avoir cassé la vitre du bâtiment désaffecté où squattait cet homme avec un doigt d’honneur tatoué dans le dos. Hesher est un hard-rocker que rien n’arrête, aux cheveux longs et à la démarche je-m’en-foutiste. Les premiers jours, il terrorise T.J., puis s’installe dans sa maison sans invitation, d’abord pour faire son linge, jouer de sa guitare dans le garage, ou mater un porno, calé sur le canapé, devant les yeux ébahis de T.J. et son père, mais l’un est trop une épave pour avoir une quelconque réaction, et l’autre est trop petit pour faire comprendre à Hesher qu’on ne peut pas se ramener chez les gens comme ça et faire ce qu’on veut. Alors que Hesher prend ses aises chez T.J., et que le gamin continue à se faire martyriser par son ennemi, T.J. rencontre une jeune femme (Natalie Portman), qui travaille comme caissière au supermarché du coin. T.J. qui a au moins 10 ans de moins, l’épie derrière les rayons, tandis que Hesher enjoint le gamin à la baiser et lui faire plein d’autres choses.

Hesher est un film indé comme on les aime, et qui a réussi à rassembler une belle brochette d’acteurs. Comme beaucoup de films indés, il traite de la vie insignifiante d’Américains lambda, de vies volées… L’image est grise, marron, noire. Le scénario et la direction s’annonçaient des plus normales, jusqu’à ce que le personnage d’Hesher n’apparaisse, apportant un vent frais à l’intrigue. Ses premières apparitions sont telles celles d’un film d’horreur : alors que T.J. se retourne, voici Hesher debout derrière lui, apparu comme par magie, sur un gros riff de métal. Car on ne sait jamais d’où Hesher est venu, ni où il va, ou même ce qu’il est en train de faire. Mais on sait qu’il a toujours sa place, que ce soit pour ressouder une famille brisée ou détruire le jardin d’une maison à vendre. Néanmoins, le personnage relève plus d’une notion abstraite qu’il n’est enraciné dans une réalité tangible – qu’elle soit sociale, satirique ou psychologique. Mais bon, on ne se plaindra pas ; Gordon-Levitt a ici l’occasion de jouer l’opposé de ces rôles de gentils garçons habituels (cf. 500 Days of Summer), et il le fait avec brio, insufflant à son personnage un côté effrayant, l’habitant comme jamais. Hesher aspire l’écran, et même si le film dispose d’une légère trame émotionnelle, il aurait pu proposer plus.
Note : 6/10

Romain

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=wRfiUfv9NWY%5D

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The movie revolves around T.J. (Devin Brochu), a ten-year-oldish boy who is having a hard time accepting the death of his mother in a car accident, two months before our story. While his father (Rainn Wilson) spends his days sleeping in the sofa, T.J. crisscrosses the city on his bicycle, hardly managing to contain his anger. He makes an enemy out of a teenager working in a car lot and going to the same school as him. He’s taking the blows because he can’t do anything. T.J. also meets a wacko, Hesher (Joseph Gordon-Levitt), after having broken the window of a seemingly unoccupied project home where this strange man with a back tattoo giving the finger was in fact staying. Hesher is a long-haired headbanger with a careless demeanor which nothing can stop. The first days, he terrorizes T.J., then settles in his house uninvited, first to make his laundry and to play guitar in the garage, then to watch a porno on the sofa, while T.J. and his father look dumbfounded. But the latter is too much of a wreck to kick him out, while the former is too small to make Hesher understand one can’t show up at people’s homes uninvited. While Hesher makes himself at home in T.J.’s house and while T.J. keeps on being bullied by his enemy, the latter meets a young woman (Natalie Portman) working as a cashier at the nearby supermarket. T.J., who’s at the very least 10 years younger, spies on her behind the alleys, while Hesher urges him to f*** her and do plenty of other things.

Hesher is one of those independent films that we like to like. It managed to assemble a very nice cast. Like many American independent films, it deals with the insignificant lives of average John Does, with stolen lives… The picture is grey, brown, and black. The screenplay and directing looked like it would be pretty normal, until Hesher arrived, instilling a very cool and fascinating-in-a-bad-way breeze of change. His first apparitions are that of an horror movie: as T.J. turns, here is Hesher standing behind him, appearing like out of a magic hat, on a big heavy metal riff. Indeed, we never quite know where Hesher comes from, where he is going, nor what he is doing at the moment. But we always know that he fits, somehow, either to mend a broken family or to destroy a house backyard. Nevertheless, the Hesher character is more of an abstract notion that it is rooted in some sort of reality – be it social, satirical or psychological. Anyhow, let’s not get into analysis paralysis; Gordon-Levitt has the opportunity to play a role opposite to his usual nice boys ones (500 Days of Summer), and he does it brilliantly, fully embodying his character and giving it a frightening and oddball aspect. Gordon-Levitt’s character sucks the audience in by his extravagance, and even if the movie has a light emotional framework, it could have offered more.
6/10

Romain

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