The Thomas Crown Affair (1968)

Film dramatique/romantique/action de Norman Jewison
Avec Steve McQueen, Faye Dunaway, Jack Weston
Durée : 1h42

The Thomas Crown Affair est un film passé à travers les filets de l’histoire qui n’évoquera sûrement rien aux jeunes d’aujourd’hui. Et pourtant, c’est un des meilleurs de cette fin des années 1960. Steve McQueen y délivre une de ses performances les plus séduisantes, tout comme la ravissante Faye Dunaway.

L’histoire est plutôt simple : un millionnaire, Thomas Crown (McQueen), organise un coup de maître : faire collaborer six hommes qui ne se sont jamais rencontrés et qui n’ont jamais vu Crown pour cambrioler une banque. L’organisation du coup est magistrale : tout est chronométré, chaque homme, sans connaître les autres, a une action à faire à un endroit donné de la banque. Du haut de sa tour de verre, Thomas Crown observe l’action se dérouler sous ses yeux, pour son plus grand divertissement. Quelques heures plus tard, le voici plus riche de 2,6 millions de dollars.

Les policiers se retrouvent béats, et devant leur incapacité à trouver un suspect, font appel à une surprenante détective, Vicky Anderson (la délicieuse Faye Dunaway). Thomas Crown n’a pas besoin de l’argent mais a besoin de distractions. Il joue au polo, au golf, conduit un avion et un buggy à la plage. Sa vie de millionnaire attire l’attention de Vicky, qui se rapproche de lui sentimentalement. Dès le début, elle est persuadée qu’il est la personne ayant organisé le cambriolage, et le lui fait savoir. Thomas Crown, lui dit de trouver des preuves et joue volontiers le jeu, mais reste toujours élusif.

The Thomas Crown Affair est un film à regarder ne serait-ce que pour sa musique et sa scène culte des échecs. Dans celle-ci, McQueen et Dunaway se livrent à un flirt silencieux autour d’une table d’échecs à côté de la cheminée, flirt qui se transforme en vrai ballet sensuel. Dunaway y joue la sirène irrésistible, tandis que McQueen éclabousse l’écran de tout son pouvoir de séduction, avec à son zénith la phrase mythique « Let’s play something else ! ». La musique composée par le jazzman français Michel Legrand est un voyage de pianos, flutes, trompettes et autres cuivres. Tantôt joyeux, tantôt smooth, elle apport au film toute sa classe. Car le scénario en lui-même est plutôt simpliste, bien que bien mené. Ceux qui portent le film, ce sont Steve McQueen et Faye Dunaway, deux acteurs fantastiques. McQueen et sa démarche nonchalante, sa garde robe impeccable à toute instance, son éclat de rire emporte-tout et son regard bleu. Faye Dunaway et son apparente coquetterie, qui cache une véritable intelligence, mais qui tombe sous le charme irrésistible de McQueen. Les deux livrent une de ces performances totales comme il est rare d’en voir aujourd’hui. Rien que pour se replonger dans la classe de ces acteurs magistraux qui ont fait les années 1960-1970 (McQueen, Newman, Redford, Nicholson…), ou pour revoir des films où il y avait encore de la vraie musique, The Thomas Crown Affair mérite d’être (re)vu. En supplément, le cambriolage de banque est presque digne d’un Inside Man (2006) ou d’un Ocean’s Eleven (1960 & 2001)…

Note : 8,5/10

Romain

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=feEUFgclIbo%5D

The Thomas Crown Affair is a movie that has passed the sand of time and that will probably not evoke anything to today’s youngsters. Yet, it is one of the best pictures of the end of the sixties. Steve McQueen delivers one of his most seductive performances, as does the ravishing Faye Dunaway.

The story is rather simple: a millionaire, Thomas Crown (McQueen), is the mastermind behind a brilliant heist: six men, who have never met each other or Crown, unknowingly cooperate to rob a bank. It is a master-stroke: everything is timed to perfection, each man, without knowing the others, has one thing to do in a specific place in the bank. Atop his glass tower, Thomas Crown watches the action unfold under his eyes, to his cheer delight. A few hours later, here he is $2.6 million richer.

The police is dumbfounded, and because of their inability to find a suspect, they call on a surprising detective, Vicky Anderson (the exquisite Faye Dunaway). Thomas Crown doesn’t need the money but is in need of diversions. He plays polo, golf, flies a glider and drives a dune buggy. His wealthy lifestyle attracts Vicky’s attention, who gets sentimentally close to him. Right from the start, she knows he’s the guy behind the heist, and she tells him so. Thomas Crown playfully defies her to find proofs and gladly enter the catch-me-if-you-can game, all the while remaining elusive.

The Thomas Crown Affair is a movie that one should watch just for the sake of its music or the cult chess scene. In the latter, McQueen and Dunaway engage in silent almost-erotic flirting while playing chess next to the fireplace; their flirting soon turns into a real sensual dance, which ends with McQueen’s über alpha-male kiss with Dunaway, prompting the mythical phrase: “Let’s play something else!”. The music, composed by French jazzman Michel LeGrand is a journey of pianos, flutes, trumpets and other brass wind instruments. At times joyful, at times smooth, the music brings the movie all its class. For the screenplay in itself is rather simple, though carried out successfully. Steve McQueen and Faye Dunaway, two wonderful actors whose chemistry is magical, are really the ones that make the movie sparkle. McQueen has a nonchalant swagger, his wardrobe is impeccable all the time, his laugh is overpowering and his eyes sky blue. The apparent coquetry of Faye Dunaway hides a genuine intelligence, but she falls under the spell of McQueen anyway. The two deliver one of those complete performances that we scarcely see today. If only to dive back into the stylish and brilliant actors who made the sixties and seventies (McQueen, Newman, Redford, Nicholson, Eastwood…), or to watch movies where there was still real music, The Thomas Crown Affair deserves to be seen (again). As an extra, the bank heist is almost worthy of Inside Man (2006) or Ocean’s Eleven (1960 & 2001).

Romain

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