Shark 3D (Sharks Night 3D)

Thriller américain réalisé par David R. Ellis avec Sara Paxton, Dustin Milligan, Katharine McPhee, durée : 1h31
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Sarah et ses amis décident d’aller passer un week-end de rêve dans une villa sur la plage d’une petite île privée isolée au milieu d’un lac d’eau salée. Mais le plaisir du farniente laisse vite place à l’horreur et au doute lorsqu’un des membres du groupe se fait arracher un bras lors d’une séance de ski nautique…

A première vue, Shark 3D ressemble à Piranha 3D. Franchement, il y a des détails qui ne trompent pas ! La même sortie en automne à un an d’intervalle, les mêmes genres de personnages stéréotypés, avatars d’une jeunesse américaine qui caricature bien maladroitement l’american way of life, des grosses bébêtes aquatiques qui surgissent de nulle part sans qu’on sache trop pourquoi, le sang à gogo, la grosse teuf qui tourne court, j’en passe et des meilleures. Mais – et c’est un gros mais – la comparaison s’arrête ici. Car ce qui est marrant, c’est que les deux dénouements divergent complètement dans leur explication et leur accomplissement ; de ce point de vue, Shark s’approche plutôt de Scream 4 sur certains points scénaristiques (que je vous laisserai découvrir, pas de spoilers ici !), sans pour autant tomber dans la copie.

Niveau jeu d’acteurs, ce n’est pas moche. Rien de transcendant, loin de là, mais les gens font un travail convenable. Les éventuelles maladresses ou autres lacunes sont comblées par une réalisation dynamique et sans bavure. J’ai notamment apprécié, lors de la situation initiale, les semi-ellipses où les scènes « inutiles » étaient montrées en accéléré plutôt que coupées, avec en particulier un assez bon travelling qui a offert une belle balade routière au cœur de la Louisiane et ses paysages magnifiques. Certes, ça ne pouvait atteindre les sommets panoramiques qu’offre 127 heures, mais l’esprit y était.

En somme, comme la plupart des films américains de « divertissement », Shark 3D remplit son contrat comme il faut, ni plus, ni moins. Point de navet, assurément ; mais le chef-d’œuvre de Spielberg de 1975 semble bien lointain désormais ! Depuis le désopilant (ou pas, pour les cœurs fragiles ?) Peur Bleue (Deep blue sea) en 1999, il n’y a pas non plus eu de véritable relève. Aurait-on fait le tour du sujet ou presque ? Espérons que les eaux profondes n’ont pas encore dévoilé tous leurs secrets !

Note : 6,5/10

Thibaut

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=c38GMlPPCTA%5D
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