Les aventures de Tintin : Le secret de la licorne

Film d’aventures de Steven Spielberg (2011)
avec Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig
Durée : 1h40

C’est sur un marché aux puces que Tintin, jeune et célèbre reporter bruxellois, achète une intrigante maquette de navire : La Licorne. Il ne tardera pas à réaliser que ce bateau génère mystère et convoitise. Embarqué de force dans une grande aventure, il devra affronter des adversaires prêts à tout, et parcourir le monde en compagnie de son chien Milou, et d’un vieux loup de mer, le Capitaine Haddock, pour percer le secret de La Licorne…

Attendues et redoutées, Les Aventures de Tintin sont enfin parvenues à se faire une place sur le grand écran, pour l’heure européen. Après 30 ans de négociations et d’hésitations, le jeune reporter bruxellois a finalement réussi à s’échapper des griffes avares des héritiers d’Hergé pour rejoindre le camp des grands studios américains. Avec derrière les manettes l’immense Steven Spielberg, « le seul capable de porter Tintin au cinéma » (d’après les mots mêmes du père fondateur), aidé dans cette grande aventure par ce vieux loup de mer qu’est Peter Jackson. On allume les moteurs, pleins gaz !

L’histoire aura finalement donné raison à Hergé. Les tintinophiles, comme moi, peuvent se rassurer : l’héritage du maître est entre de très bonnes mains. Car Spielberg a véritablement su ressusciter notre petit héros, et lui offre une seconde jeunesse. Rien que ça ! Clairement, c’est un respect quasi-religieux de l’esprit de toute la BD, en dépit des libertés prisent par le duo de réalisateurs. Si le scénario a cet aspect un peu patchwork, il dévoile des idées brillantissimes pour Tintin. Vous pourrez donc être surpris par l’histoire qui n’est pas un recopiage en règle des albums d’Hergé. Et si parfois les astuces scénaristiques peuvent sembler trop simples, elles restent malgré tout dans l’esprit général de la BD. L’équipe de Spielberg a bel et bien réussi à trouver des gags et situations qu’Hergé lui même aurait pu inventer !

Dès le générique, Spielberg rend un brillant hommage à l’univers d’Hergé. Et c’est avec le plus grand sourire aux lèvres que nous retrouvons nos personnages favoris. Passé un petit temps d’adaptation, vous retrouvez bien le Tintin que vous connaissiez, accompagné de Milou et du Capitaine Haddock, les deux grandes réussites du film. D’ailleurs ce dernier a gagné en profondeur entre les mains de Spielberg. Il faut dire qu’ils ont bien des points communs, tout deux en quête de l’héritage de leurs ancêtres, le chevalier de Haddock pour l’un, Hergé pour l’autre.

Mais la plus grande surprise, pour le coup totalement inattendue, c’est l’aspect visuel du film. Le pari était risqué : transposer ces personnages mythiques en bêtes numériques. Mais il n’en demeure pas moins que c’était le compromis parfait pour éviter la redite dessin animé, et la caricature avec des acteurs réels. Ainsi, l’outil numérique a permis à Spielberg de recréer avec soin tous les personnages d’Hergé, et leurs caractères bien particuliers. Bon, tout n’est pas non plus génial. Si on parvient à s’habituer aux trombines de Tintin et des Dupondt (face au Capitaine Haddock, plus vrai que nature), certains personnages très secondaires laissent perplexes. Mais c’est globalement très réussi ! Tout comme les décors, qui vous laisseront sans voix !… Pour le coup, c’est du Grand Spectacle ! Vous voilà tantôt dans les rues bruxelloises, puis à bord d’un cargo complètement rouillé, pour finir dans les paysages resplendissants du Maroc… Le tout bien évidemment bourré de clins d’œil aux aventures de Tintin, avec des objets ou voitures mythiques de ses aventures, disposés par-ci par-là. Cependant, ce que l’on retiendra avant tout de cette expérience visuelle, c’est la maîtrise absolue de la Motion-Capture par Spielberg. Ce nouvel outil (cf notre actu ciné #1) lui a en effet permis de tourner des plans simplement ahurissants. Des plans séquences de cinq minutes qui filmeront des scènes d’action ultra-dynamiques, à des transitions ultra-intelligentes, nous voilà dorénavant converti à la Motion Capture. On redoutait le côté jeux-vidéo, il n’en est rien. Voilà le jouet parfait pour Spielberg qui parvient d’autant plus à nous lancer dans l’aventure, sur un rythme déchaîné.

Des reproches ?… Très peu ! Malgré l’immense bonheur que nous offre cette rencontre entre Hergé et Spielberg, on pourrait reprocher à ce dernier d’en faire un peu trop (notamment en flirtant avec Pirates des Caraïbes). Mais que voulez-vous,…on comprend bien qu’il finisse lui aussi par s’emporter dans l’aventure. N’oublions pas d’évoquer la musique ! Nous avons bien là du pur John Williams, c’est à dire une partition sonore aux petits oignons. Mais,… Mais !… Il manque un thème musical fort à ce Tintin, qui aurait pu nous faire oublier celui du dessin animé, ou encore d’Indiana Jones. Un oubli volontaire ?…

En bref, si vous êtes en manque d’aventure, si vous aimez Hergé, si vous aimez Spielberg, si vous voulez sourire à la rencontre magique de ces deux monstres du divertissement, courez voir Tintin ! Voici bien le film que nous attendions !

Ma Note : 9/10

Pierre

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=iVeSCKLnJrY%5D

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