50/50

Comédie dramatique de Jonathan Levine (2011)
Avec Joseph Gordon Levitt, Seth Rogen, Anna Kendrick
Durée : 1h40
_____________

Adam (Joseph Gordon Levitt, dans le rôle de Mr. Nice Guy) est un jeune homme de 27 ans qui souffre de douleurs du dos. Lors de sa visite chez le docteur, il apprend qu’il a un cancer assez rare, dont les chances de survie sont de 50 % (d’où le titre du film). Il offre une porte de sortie à sa petite amie, Rachel, avec laquelle il vit, mais celle-ci décide de rester avec lui; il devient cependant rapidement évident que cette situation ne convient pas à Rachel, et elle le trompe. Epaulé par son meilleur ami Kyle (Seth Rogen), qui tente à tout prix de le faire baiser, Adam va tenter tant bien que mal de vivre avec son cancer. Il fait aussi la rencontre d’une (très) jeune thérapeute, Katie (Anna Kendrick, d’Up in the air), naïve et manifestement intimidée par l’attitude rebelle d’Adam.

50/50 est, avec Win Win (vous remarquerez la répétition similaire), le meilleur film « indé » de l’année 2011 et un candidat potentiel à quelques oscars. La manière dont il est filmé est d’ailleurs très similaire à celle de Win Win. Le réalisateur Jonathan Levine parvient à allier drame et légèreté dans son traitement d’un sujet grave (le cancer). Pour réaliser ce non mince exploit, il peut compter sur le superbe duo Gordon Levitt-Rogen; le premier apporte sa touche de dramatisme et sentimentalité dont il a le secret, et le deuxième détend l’atmosphère grâce à son humour. Néanmoins, les deux comparses parviennent assez adroitement à rester léger (notamment Seth Rogen, à l’humour normalement lourd, mais qui recalibre ici à merveille sa performance).

50/50, derrière son allure assez normale, est en fait un film assez profond et fin. Son fil directeur, mis en avant dans la bande-annonce, correspond aux 5 phases du deuil, énoncées par la psychologue Elisabeth Kübler-Ross en 1969. C’est d’ailleurs avec cette grille d’analyse que l’inexpérimentée Katie tente vainement d’interpréter les humeurs d’Adam, lors de leurs séances de thérapie.
Le film se veut aussi un traité sur l’amitié (qui unit Kyle et Adam) et la force -et la nécessité- des liens familiaux, qui, la larme à l’œil, vous fera vous-même vous remettre en question. Enfin, le film est une ode à la vie, qu’il faut saisir à pleins poumons, malgré l’imminence d’une mort possible à 50 %.

Note: 9/10

Romain

[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=nyqQYaEskMU%5D

Drama/Comedy by Jonathan Levine (2011)
With Joseph Gordon Levitt, Seth Rogen, Anna Kendrick
Length : 1h40

Adam (Joseph Gordon Levitt, in the nice guy role) is a 27-year-old man who suffers from back pains. During his visit to the doctor, he learns that he has a rare cancer, where his chances of survival are 50 % (hence the movie’s title). He offers his girlfriend, Rachel, to cop out of their relationship, but she decides to stay with him; however it becomes quickly obvious that this situation doesn’t suits Rachel, and she cheats on him. Assisted by his best friend Kyle (Seth Rogen), who unflinchingly tries to get him laid, Adam strives to live with his cancer. He also meets a (very) young naïve therapist, Katie (Anna Kendrick, from In the Air fame), manifestly intimated by Adam’s rebellious attitude.

50/50 is, alongside Win Win (you’ll have noticed the similar repetition), the best indie film of 2011, and a serious contender for a few Oscars. For that matter, the way it is filmed is similar to Win Win’s. The director Jonathan Levine manages to combine both drama and lightness in his treatment of a serious matter (cancer). To achieve this no small feat, he can rely on the wonderful duo of Gordon Levitt and Rogen; the former brings a touch of drama and sentimentality -which he’s so expert at- and the latter lightens the mood with his humor. Nevertheless, the two buddies skillfully manage to stay light (notably Seth Rogen, whose humor is normally heavy, but who magnificently fine-tunes his performance here).

50/50, behind its rather normal appearance, is in fact a deep and subtle movie. Its guiding thread, which is highlighted in the trailer, is the five phases of grief, first discussed by Elisabeth Kübler-Ross in 1969. Incidentally, it is through this frame of reference that the inexperienced Katie vainly attempts to read into Adam’s moods during their therapy sessions.

The film also means to be a treaty on friendship (which unites Kyle to Adam) and the power -and necessity- on family links and love, which will surely make you a bit weepy but will also make you take a new look at yourself. Finally, the movie is an ode to Life, which must embraced, cherished and lived to the fullest, despite the imminence of a highly possible death.

9/10

Romain

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

  • Ils nous soutiennent

%d blogueurs aiment cette page :