Kill Bill



KILL BILL vol.1

Un mariage en plein désert : un commando fait irruption dans la chapelle, massacre les mariés et leurs invités et disparaît, laissant pour morte la Mariée et l’enfant qu’elle porte. Après quatre ans de coma, la Mariée se lance à la poursuite des assassins, membres du gang de Bill au sein duquel elle-même exerça autrefois ses talents de tueuse.
Redevenue la redoutable Black Mamba du Détachement International des Vipère Assassines, la Mariée n’a plus qu’une obsession : tuer Bill.

KILL BILL vol.2

Après s’être débarrassée de ses anciennes collègues Vernita Green et O-Ren Ishii, la mariée poursuit sa quête vengeresse. Il lui reste à régler le sort de Budd puis de Elle Driver avant d’atteindre le but ultime : tuer Bill.
Pour au moins quatre raisons, je considère ce quatrième film de Tarantino comme un très grand film.


Les personnages

KILL BILL n’est pas une histoire avec d’un côté les gentils et de l’autre les méchants. Ils ont tous un passé en commun : celui d’avoir tué. Soit pour de l’argent, soit pour se venger. Certains continuent, d’autres ont « pris leur retraite ». Tarantino arrive à nuancer ce côté manichéen en montrant les sentiments des personnages, et en racontant l’histoire de chacun. On comprend alors les raisons qui les poussent à faire partie (ou bien à partir) du Détachement International des Vipères Assassines. L’histoire d’O-Ren Ishii, racontée au travers d’un manga, est celle d’une petite fille témoin de l’assassinat de ses parents par un redoutable Yakuza. Décidée à employer la violence pour rendre justice, et devient par la suite une des plus grandes tueuses. Budd (le 3ème sur la « liste »), après avoir été dans le commando, devient un type minable qui travaille dans un bar à strip-teaseuses perdu au fin fond du désert. Au travers de leur histoire, on découvre des personnages profondément humains et (presque) réalistes.
Pour interpréter ces personnages, Tarantino a choisit des acteurs charismatiques. On retrouve certains de ses acteurs fétiches, comme Mickael Madsen (Reservoir Dog), dans le rôle de Budd, et sa muse, Uma Thurman (Pulp Fiction) dans celui de la mariée.

Les images

C’est un film particulièrement esthétique. Les couleurs sont en général très vives et tranchées (le rouge sang sur la combinaison jaune de la mariée, par exemple). Pour la scène de combat avec Oren Ishii, les couleurs sont au contraire plus douces : le bleu azur du ciel, tranché par le blanc de la neige, rendant le décor idyllique. Tarantino utilise aussi le noir et blanc, notamment pour la scène des 88 crazies (vol.1) : un rappel des vieux films asiatiques.
J’ai noté aussi l’originalité de certains plans. Le double écran (scène de l’hôpital) montrant les actions de deux personnages, sans compter la séquence du moustique (vol.1) ! Une scène totalement anodine, mais qui m’a beaucoup plu, celle de l’arrivée en voiture du shérif sur le lieu du massacre (vol.1) : la camera est posée sur le tableau de bord, où sont alignés les multiples paires de lunettes multicolores.

La musique

Tout le monde a déjà entendu au moins une musique de KILL BILL, « grâce » aux émissions de TV ou aux publicités (« Battle Without Honour or Humanity » est repris dans l’émission « Téléfoot », et « Twisted Nerve » dans une pub de voiture). La musique fait partie de la mise en scène et contribue fortement à l’atmosphère de certaines scènes. Je pense en particulier à « Ode to Oren Ishii » (scène d’hôpital, où la mariée s’apprête à couper la cheville du veilleur de nuit) ou encore à « Ironside » (scènes de souvenir et de désir de vengeance). C’est le groupe RZA qui a travaillé sur la bande originale. Que dire de plus, si ce n’est que la BO est géniale à écouter, aussi bien dans le film que dans son iPod.

Le génie de Tarantino

On adore (ou pas) ce film aussi parce qu’on y retrouve du Tarantino. C’est la plus longue histoire qu’ait écrite Tarantino, et peut-être la moins décalée (si l’on compare avec Reservoir Dogs par exemple). Pourtant, il réussit à intégrer des scènes improbables et pleines de dérision dans ce film qui se veut profond. Dans le vol.1, le shérif qui se fait cracher dessus par la mariée, alors qu’elle est sensée être morte ou inconsciente. Dans le vol.2, le maître Kun Fu chinois est totalement risible, aussi bien par sa tenue que par son attitude. Ou encore, lorsque la mariée arrive dans un café, couverte de sable, et demande un verre d’eau. Bref, plein de scènes assez loufoques.
Le scénario et l’idée de faire deux volumes sont aussi un coup de génie (selon moi). Les deux volets racontent la même histoire, mais n’ont pas du tout la même tonalité et le même objectif. Le vol.1 pose le décor de manière assez sanglante, et laisse planer le mystère. Le vol.2 dénoue l’histoire (on découvre enfin qui est Bill !) et reste plus sentimental.
D’autre part, je crois que Tarantino n’avait pas pour objectif de faire un film « américain » (comme dans Reservoir Dogs, avec un pur « background » américain), mais bien un film d’inspiration asiatique. Pendant un an, il ne s’est gavé que de films asiatiques, pour s’imprégner du style et le réintégrer dans ses scènes de combat. D’ailleurs, l’équipe de tournage à l’étranger comptait une majorité de chinois et de japonais.

Kill Bill

KILL BILL vol.1

A wedding in the desert: a commando brakes into the chapel, kills the bride, the groom and their guests, and then disappears, leaving the Bride and her unborn child for dead. After four years in a coma, the Bride sets off in pursuit of the murderers, all members of a gang led by Bill, gang in which she herself worked as a hired gun.
Once again she becomes the dreaded Black Mamba of the Deadly Viper Assassination Squad, the Bride has only one obsession: kill Bill.

KILL BILL vol.2

After getting rid of her former colleagues Vernita Green and O-Ren Ishii, the Bride continues her vengeance quest. She still needs to eliminate Budd and Elle Driver before reaching the ultimate goal: kill Bill.

For at least four reasons, I consider this film, (Tarantino’s fourth) a great one.

The characters

KILL BILL is not a story with good guys on one side and bad ones on the other side. They all have a common past: they’ve all been killers, either for money or for revenge. Some are still doing it, others are retired. Tarantino succeeds in moderating this dualistic aspect by showing characters’ feelings, and telling everyone’s story. We understand the reasons that motivate them to join (or leave) the Deadly Viper Assassination Squad. The story of O-Ren Ishii, told through a manga, as a little girl, she witnessed her parents’ murder by a frightening Yakuza. Decided to use violence to take the law into her own hands, she became a killer. Budd became a pathetic guy working in a seedy stripper bar, lost in the middle of the desert after leaving in the squad. Through their stories, we discover characters deeply human and (almost) realistic.
To play these characters, Tarantino chose charismatic actors. We find some of his favorite actors, like Mickael Madsen (Reservoir Dogs), in the role of Budd, and his muse, Uma Thurman (Pulp Fiction) as the bride.

The images

It’s a particularly attractive movie. Colors are generally very lively (the red of the blood on the yellow jumpsuit of the bride, for example). For the fight scene with Oren Ishii, colors are rather milder: the azure sky, cut through the white snow, making the set idyllic. Tarantino also used black and white, as in the 88 crazies’ scene (vol.1).
I also noticed the originality of some shots. The split screen (in the hospital scene) showing the actions of two characters, or the mosquito sequence (vol.1) A scene totally trivial, but that I really liked: the sheriff’s car arrived on the scene of the massacre (vol.1). The camera is on the dashboard, where many pairs of colored glasses are aligned.

The music

Everyone has already heard at least one music track of the KILL BILL soundtrack thanks to TV shows or commercials (« Battle Without Honor or Humanity » is in the TV show « Téléfoot » and « Twisted Nerve » in a car commercial). The music is part of the staging and contributes greatly to the atmosphere of some scenes. I think of « Ode to Oren Ishii » (scene of the hospital, where the bride is about to cut the heel of night watchman) or « Ironside » (scenes of memory and revenge desires). RZA is the band which worked on the soundtrack.

The genius of Tarantino

We love (or hate) this film also because there is some « Tarantino spirit ». This is the longest story Tarantino has ever written, and perhaps the least offbeat (compared to Reservoir Dogs, for instance). Yet he managed to incorporate improbable scenes that are full of derision for example in Vol.1, the sheriff who is spat on by the bride as she is supposed to be dead or unconscious. In vol.2, the Kun Fu Master is completely laughable, both because of his outfit and his attitude. Or, when the bride arrives in a cafe, covered with sand, and requested a glass of water. In short, KILL BILL is full of pretty crazy scenes.

The script and the two volumes idea are also a blow genius (to me). The two parts tell the same story, but they do not have the same tone and the same goal. The vol.1 sets the scene in a quite bloody way, and leaves the mystery. The svol.2 unravels the story (we finally discover who is Bill!), and is more sentimental.

I think that Tarantino did not want to make an « American » movie (as in Reservoir Dogs, which a mere American « background »), but an Asian-inspired film. For a year, he has watched Asian films to absorb the style and integrate it in his fight scenes. Moreover, the film crew abroad was in majority Chinese and Japanese.

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